Il ressort de vos textes un vrai sentiment d’optimisme. C’est un état d’esprit que vous voulez partager ?
Je suis le plus sincère possible quand je rédige mes textes. Il y a toujours deux manières de voir le verre : à moitié plein ou à moitié vide. Je suis quelqu’un de foncièrement optimiste donc cela transparaît dans mes propos. Sans doute que mon parcours m’a appris à continuer et à aller de l’avant.

Dans la chanson « Au feu rouge », vous évoquez la crise des migrants en ramenant le débat sur les êtres humains ?
On parle de quota de migrants, je préfère le terme « réfugié », qu’on pourrait faire venir. On entend beaucoup de statistiques. Mais au-delà de tout cela, je voulais parler de ces humains. Ils n’ont pas choisi ce qu’ils ont traversé pour en arriver là.

Nombreux de vos textes abordent des messages. Vous êtes un artiste engagé ?
Il y a deux manières de s’engager. Soit on scande des grands slogans soit on met en avant des réalités de façon plus profonde. Je trouve que cette voie est plus efficace pour transmettre ce que j’ai à dire. Ce n’est pas pour autant que je fais de la politique. Malgré tout, d’une certaine manière, en parlant de faits de société, on fait toujours un peu de politique.

Pour vous, un artiste se doit d’être engagé ?
Pas forcément. On peut très bien divertir les gens avec seulement des sujets légers et drôles. Sans doute que le slam va plus facilement vers des sujets engagés. Comme il y a beaucoup de textes, cela peut vite devenir difficile d’en accumuler sans parler de ce qui nous entoure. Cette discipline se développe aussi beaucoup dans les milieux plus populaires où il y a souvent des choses à dire.

Dans votre dernier album, Plan B, vous ouvrez la porte à la chanson. C’est le début d’une nouvelle étape ?
C’est le début d’autre chose mais cela ne signifie pas que je vais me mettre à chanter systématiquement. Je le ferai à l’avenir pour le bien d’une chanson ou l’autre. Parfois sur un refrain, parfois sur un couplet. Commencer à chanter est né sur scène en reprenant un titre de Renaud. J’ai confiance en l’expérience de la scène. Cela permet un contact direct avec la réaction du public. On ne peut pas se cacher.

 

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