« Bonjour, tout va bien » est devenu un outil à part entière pour les enseignants dans les écoles ?

Jonathan : Effectivement, c’est chouette de devenir une tradition, de s’intégrer dans le répertoire commun. Au final, on ne sait plus forcément que c’est une chanson des Déménageurs.

Marie-Rose : À la création de la chanson, son auteur voulait proposer une alternative aux comptines habituelles. Il estimait pouvoir faire mieux et apparemment, il ne s’est pas trompé. C’est très agréable pour nous de savoir qu’on fait partie d’un rituel du matin pour beaucoup d’enfants. C’est même un peu étrange de se dire que ma voix fait partie de leur quotidien. Personnellement, j’ai beaucoup aimé Dorothée et Chantal Goya quand j’étais petite. Je suis touchée d’être l’accompagnatrice de leur petite enfance.

Avec le temps, vous avez traversé les générations…

M-R : Complètement. Après le concert, une fille d’environ 19 ans a fait un selfie avec moi en me disant que j’étais l’idole de son enfance. Elle jouait à Lily et les Déménageurs. En festival, c’est amusant car on voit les jeunes bénévoles qui suivent le concert. On fait ressortir l’âme d’enfants des jeunes de 20-22 ans.

Vous avez donc des chansons que vous interprétez depuis très longtemps. Vous n’en avez pas un peu marre de certaines ?

M-R : C’est un renouvellement à chaque fois qu’on monte sur scène. C’est chaque fois différent. En plus, je ne m’ennuie pas vite.

J : On fait seulement une soixantaine de spectacles par an avec Les Déménageurs. À côté de cela, nous avons d’autres projets. Cela évite de s’ennuyer. C’est aussi toujours un plaisir de se retrouver. Il y a de la fraîcheur à chaque fois qu’on se voit.

Avec les enfants, vous pouvez moins vous permettre de revisite de vos chansons ?

M-R : On avait déjà fait des petites revisites pour les 10 ans. On prépare actuellement un remake de l’album Patamod.

J : Je pense qu’ils connaissent tellement les chansons que si on faisait une fois une version différente ça pourrait leur donner encore plus envie de danser. Ils sont très flexibles.

En montant sur scène devant des enfants, il n’est pas possible de tricher. Il faut toujours être de bonne humeur ?

M-R : C’est automatique. Dès que ces chansons débutent, je passe en mode « joyeuse ». Si on trichait, les enfants le ressentiraient directement et ça ne prendrait pas.

J : Si on ne parvenait plus à être de bonne humeur chaque fois qu’on monte sur scène, ce serait le moment de passer le flambeau.

Cindy a signé le concert à vos côtés. Vous avez l’habitude de faire également des gestes dans vos chansons, comment gère-t-on la cohabitation des 2 ?

M-R : Je pense que c’était la 4e fois que Cindy était avec nous sur scène pour signer. Je dois admettre que la première fois, cela m’avait un peu déstabilisé. Mais cette fois, j’ai vraiment trouvé qu’elle se fondait dans le groupe. Elle faisait partie du spectacle. Elle nous a même inspiré pour certains signes. Ça ne parasite pas du tout le spectacle. En plus, nos gestes spontanés sont parfois assez proches de ce qu’elle propose. Sa prestation est également très musicale et artistique.

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